Activités 2011 :

 

 

30 novembre 2011                     énergies : une pénurie au secours du climat ?

                                 30 participants

 

Animée par M. le Pr Adolphe NICOLAS, géologue, professeur émérite à l’université de Montpellier, auteur de « Futur empoisonné » (2007) et de « 2050 Rendez-vous à risques » (2004)

 

En exergue deux citations :

« On s’afflige des conséquences, tout en s’accommodant des causes » (Bossuet, prêche à Notre-Dame de Paris, 1650.) 

« 2050 devrait être bien, mais y parvenir sera un défi » (Robert L. Hirsch, MISI, 2008). 

+ 6° en 2100 ? Voilà l’avenir sombre que certains scénarios envisagent aujourd’hui. Seulement voilà, le carburant du réchauffement climatique va manquer bien plus vite qu’annoncé : selon de nombreux experts géologues et pétroliers indépendants, le pic de production du pétrole semble être désormais atteint et ceux du gaz et du charbon devraient l’être avant 2030-2050. Or ces combustibles fossiles sont notre principale source d’énergie et le pétrole est le premier responsable de la folle croissance observée depuis l’après-guerre. La pénurie des combustibles fossiles provoquera donc une crise énergétique et économique sévère, avec à la clé de sacrés défis à relever, comme apprendre le sevrage énergétique et développer les énergies renouvelables. Pour le climat en revanche, la pénurie des combustibles fossiles est une chance : elle va probablement cantonner la hausse des températures à une valeur inférieure à 2°C en 2100.

Le diaporama de la conférence d'Adolphe Nicolas (format pdf) :    Ici

 

 

 

26 octobre 2011                       reconversion du bassin d'alès : de la fermeture des mines au développement durable du pays des cévennes

                                 

 

Animée par MM. Philippe APARICIO et Yann RICHÉ, chargés de mission au Myriapole d’Alès (www.alesmyriapolis.asso.fr/)

 

Les conférenciers ont présenté les évolutions d’un territoire fortement marqué par l’industrie minière jusqu’à la fin des années 80, puis sa reconversion  industrielle avec l’appui économique des fonds des Charbonnages de France jusqu’en 2007. 

Les acteurs du territoire ont alors décidé de transformer l’agence de reconversion en agence de développement, afin de porter un projet dans lequel le développement durable est omniprésent, aussi bien dans l’ingénierie territoriale que dans les filières économiques portées par l’agence de développement : pôle des éco-activités, pôle des sports mécaniques avec un travail autour du véhicule écologique, filière agro-alimentaire courte autour des produits du terroirs, et enfin développement du tourisme avec la destination « Cévennes ».

 

 

21 septembre 2011                           Procès de l'europe : grandeur et misère de la culture européenne

                                  Au Centre culturel Léo-Lagrange de Bagnols/Cèze, en association avec l'Académie de Lascours (www.academiedelascours.fr)

 

Animée par M. Jean-François MATTÉI, docteur d’État ès lettres, agrégé de philosophie, professeur émérite de l’université de Nice-Sophia Antipolis, professeur de philosophie politique à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence

(cf http://fr.wikipedia.org/wiki/JeanFrançoisMattéi)

 

« Où en serait le monde sans Spinoza, sans Freud, sans Einstein ? » demandait Nicolas Sarkozy à Jérusalem. On pourrait aussi se demander : « Où en serait l'Europe sans Descartes, sans Goethe, sans Beethoven ? » Où en serait l'homme sans la philosophie, la science, la technique, la médecine, le droit, la politique, l'économie que le génie de l'Europe a apporté au monde ?

La promesse qui anime l'Europe dans son alliance avec la Raison est la promesse d'une culture ouverte sur l'humanité. Or, l'Europe ne présente plus ce souci de la tradition dont elle a hérité. Les plus grands esprits du siècle passé, de Paul Valéry à Simone Weil, ont dénoncé l'amnésie d'une civilisation vouée à la guerre et au commerce, mais indifférente à sa culture. Quand Camus écrivait que « le secret de l'Europe, c'est qu'elle n'aime plus la vie », il pressentait qu'elle n'aime plus ses propres créations.

Si l'Europe met en procès son passé, elle n'est plus une civilisation, mais une étiquette qui n'évoque pour ses habitants qu'une administration bruxelloise. Il convient donc de réactiver un patrimoine qui demeure présent dans ces lieux de mémoire que sont les œuvres, les villes et les aires culturelles. Ce sont ces modèles qui ont pour fin de donner aux Européens, en ces temps de mondialisation, l'intelligence de leur propre destin.

On s'étonne que les peuples soient méfiants à l'égard de l'Europe. Elle est en effet en panne d'identité parce qu'elle n'a plus de souffle créateur. L'Union européenne, en dépit de son souci d'avancée politique, tourne le dos à sa culture pour ne s'intéresser qu'à son économie, et refuse la tradition chrétienne, car religieuse, comme l'héritage grec, car esclavagiste. Karel Kosik, le philosophe marxiste tchèque, affirmait pourtant que « l'Europe, c'est la Grèce antique, le christianisme, les Lumières ; c'est Diderot, Mozart, Kant ». Mais c'était pour déplorer que ce monde n'existe plus quand l'Europe se trouve vouée au « trop plein de vide ». Les Européens retrouveront leur identité quand ils feront revivre la culture qui a forgé leur monde commun.

 

 

 

18 mai 2011                           La microhydraulique

                                 

 

Animée par M. Paul PLANTÉ, ingénieur SUPELEC retraité (d'Aluminium Péchiney).

Une cause nationale : une nouvelle microhydroélectricité délivrée par un moteur récent conçu pour fonctionner au fil de l'eau des seuils de rivière et respecter leur biodiversité peut faire produire à bas coût des milliers de seuils existants (150 kW environ pour 2 m de chute).

Exploitant l'énergie primaire dense de l'eau, elle se différencie des énergies naturelles diffuses, solaires ou éoliennes, difficiles à capter et coûteuses, imposant de disposer de la même capacité de production en sources classiques, en cas d'arrêt intempestif, pour pouvoir répondre, en disponibilité et niveau de puissance, aux besoins aléatoires des consommateurs.

Le volume de puissance que ce système autorise est une remarquable opportunité dans le choix des sources nouvelles de production : à prendre enfin en compte dans le bilan énergétique national.

L'adaptation de ce moteur aux rivières capricieuses du Midi implique, outre la conservation des seuils utiles à protéger des fortes crues, le lancement de pilotes de recherche, pour lever les incertitudes de coût de génie civil et de protection contre les crues, comme pour confirmer l’innocuité de l'impact sur la biodiversité des rivières.

Voir, entre autres, le site http://www.h3eindustries.com/

 

 

 

4 avril 2011                           Démantèlement du site métallurgique arcelor-mittal de l'Ardoise

 

                               

Animée par MM. Philippe CHAZAL, project manager ; Patrick PURAVET, chargé de mission et Olivier PIGUET, responsable du foncier du site et de sa reconversion.

Depuis novembre 2010, le propriétaire Arcelor-Mittal a démarré le démontage des installations de son ancien site de l'Ardoise, Ugine Aciers. Autrefois fleuron de l'économie locale, cette industrie métallurgique aura employé 3 000 personnes au plus fort de son activité. Cinquante ans durant, des hommes et des femmes, pour la plupart des enfants du pays, ont contribué à écrire son histoire dans de l'acier, qui lui, restera à jamais inoxydable. La déconstruction des bâtiments se déroule plus rapidement que prévu.

Pour en voir plus cliquez sur http://pg.elec.free.fr/demontage.htm

 

 

16 mars 2011                           Situation et avenir de la viticulture dans la vallée du rhône, incidences pour le gard rhodanien

                                 

 

Animée par M. Philippe PELLATON, président du Syndicat général des vignerons des Côtes-du-Rhône (de Lyon à Avignon), président de la cave des Vignerons de Laudun.

Le conférencier a présenté la situation macroéconomique dans le couloir rhodanien et, globalement, la problématique de la viticulture dans ce périmètre. L'un de ses souhaits est de lever les barrières départementales et de renforcer les positions commerciales sur les marchés aussi bien nationaux qu’internationaux. Enfin, il a abordé la question du Gard rhodanien, en terme de vision qualitative et prospective, mais pas spécialement quantitative. Les caves, trop nombreuses, donc trop petites pour être fortement exportatrices, devront s'y regrouper ou périr.

Voir les sites www.vins-rhone.com/ et www.laudunchusclanvignerons.com/

 

 

15 février 2011                          d'hier à demain : la vitrification des déchets radioactifs

                                

 

Animée par M. Florent LEMONT (CEA Marcoule), docteur es sciences - HDR, chef du Laboratoire des procédés innovants de conditionnement, expert scientifique

Afin de gérer au mieux les déchets radioactifs issus de son parc nucléaire, la France s’est très tôt engagée dans la recherche de procédés avancés de traitement. La fin des années 1950 sonne le début d’une épopée où la vitrification apparaît comme une voie de référence en produisant un déchet final aux propriétés remarquables : le verre.

L’effort de recherche impulsé au temps où les Beatles faisaient leurs premiers pas a permis, au cours des cinq dernières décennies, de concevoir et de faire évoluer une technologie devenue une référence mondiale dans le domaine du traitement des déchets de haute activité : la vitrification.

De Gulliver au Piver de Marcoule, de l’AVM aux ateliers de la Hague, du creuset chaud au creuset froid, l’histoire est belle mais ne s’arrête pas là quand de nombreux projets promettent encore de grandes évolutions …

Voir http://www.cea.fr/le_cea/les_centres_cea/marcoule/