Activités 2009 :

16 décembre 2009                             IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DES BIOCARBURANTS

                                  27 participants

 

Animée par M. Ghislain GOSSE, ingénieur agronome, président du centre INRA de Lille - http://www.lille.inra.fr/

 

Cette conférence a fait ressortir à quel point déterminer l'intérêt écologique réel des biocarburants était difficile. Il en ressort tout de même que l'éthanol réduit les émissions de gaz à effet de serre d'environ 30 % par rapport à l'essence, les biodiesels de 40 à 60 % par rapport au diesel. Les biocarburants de 2ème génération, utilisant complètement la cellulose des plantes, devraient permettre d'atteindre de 80 à 90 % de réduction des émissions. Quant au potentiel de substitution des combustibles fossiles, il est limité par les surfaces disponibles, compte tenu de la priorité alimentaire et de la nécessaire préservation des zones d'intérêt écologique (biodiversité, carbone stocké) : il ne faut pas attendre de ces bio- ou agrocarburants qu'ils assurent la majorité des énormes besoins des transports en combustibles liquides.

 

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

 

24 novembre 2009                             COLLOQUE : LA GOUVERNANCE MONDIALE - UTOPIQUE OU INÉLUCTABLE ?

                                 177 participants

 

Avec MM. Jacques MASUREL, Georges ORDONNAUD, Jean-François MATTÉI  et Olivier GISCARD d'ESTAING

 

Pour M. Masurel le protocole de Kyoto fournit l’exemple de ce que peuvent produire des attitudes incantatoires : les émissions de gaz à effet de serre mondiales ont augmenté de prés de 28 % depuis 1990, alors qu’il avait été prévu qu’elles seraient réduites de 5,5 % ! L’écart entre les intentions et les réalisations est abyssal. Les catastrophes en perspective conduisent désormais l’humanité à devoir - mais aussi à pouvoir - s’unir pour contrecarrer ce qui est, pour la première fois dans son histoire, un défi commun qui dépasse les frontières politiques et culturelles. Ce défi va la contraindre à trouver une nouvelle manière de concevoir la croissance économique, ce qui implique de considérables mutations éthiques, politiques et sociales, laissant présager qu’elle va devoir atteindre l’âge adulte…

M. Ordonnaud est sur la même ligne, qui est celle de l'évolution de l'humanité vers un "sens de l'espèce" commun, telle que décrite et prévue par Pierre Teilhard de Chardin, auquel il s'est abondamment référé.

M. Mattéi insiste sur le caractère non universel de valeurs qui ne sont en fait qu'occidentales, comme les Droits de l'homme. L'individualisme, destructeur de relations, est aussi une invention occidentale. Si la politique est la recherche du bien commun (Aristote), personne ne définit ce dernier de la même manière. Hors la rationalité pure des mathématiques, il n'est point de valeur universelle, et la recherche d'un "socle humain "commun a toujours débouché sur des dérives totalitaires et autres catastrophes. Soyons donc réalistes, sans être dupes des mots et des discours, et la planète nous imposera peut-être cet introuvable espoir commun.

L'expérience de M. Giscard d'Estaing, par exemple dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée, lui apprend qu'au contraire les valeurs des Droits de l'homme sont de mieux en mieux reçues par les représentants de cultures non-occidentales. Dans de nombreuses institutions internationales, les problèmes communs sont abordés sur le plan technique, sans esprit de domination de tel ou tel pays sur les autres. Il suffit que quelques Etats s'accordent pour préparer des traités de coopération que d'autres rejoindront ensuite, dans des domaines tels que l'environnement, l'extrême misère, le commerce international ... Il faudra y associer une structure parlementaire, pour plus de démocratie, avec un budget financé par un prélèvement mondial à taux très faible. Le G20 permettra une harmonisation progressive des politiques de ses membres, entre lesquels la guerre est devenue impensable. De cet ensemble de structures pragmatiques pourra émerger de facto une gouvernance rassurante.

Voir le programme, les intervenants et le compte-rendu  :  Ici

 

21 octobre 2009                               Agriculture Biologique et choix alimentaires : QUEL impact sur les émissions
                                                                           de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique ?

                                 33 participants

 

Animée par M. François WARLOP,  ingénieur de recherche au GRAB (Groupe de recherche en agriculture biologique - http://www.grab.fr/), Avignon

 

L’effet de serre a sa vedette, le gaz carbonique, ou dioxyde de carbone (formule CO2). Il a aussi ses seconds rôles, méconnus mais très efficaces : le méthane (formule CH4) et le protoxyde d’azote ou « gaz hilarant », autrefois utilisé en anesthésie (formule N2O). A eux deux, ils font presque moitié aussi « bien » que le CO2 pour modifier le climat en augmentant l’effet de serre.

D’où viennent ces émissions néfastes ? En France, de l’agriculture pour les trois-quarts, laquelle agriculture, de ce fait, est à l’origine du quart des émissions de gaz à effet de serre du pays, plus que l’industrie, plus que les transports, plus que l’habitat !

Après avoir passé en revue les sources de ces émissions (digestion des ruminants, engrais azotés, fermentations, labours…) F. Warlop a indiqué quelles modifications des pratiques agricoles permettraient de les atténuer : ce sont souvent celles de l’agriculture biologique (mais pas seulement).

De l’agriculture on passe naturellement aux habitudes de ses clients : nous tous et notre alimentation. Bio ou pas, la viande des ruminants et les produits laitiers sont les aliments dont la production est la plus pénalisante pour le climat : au point qu’une réduction de moitié de la consommation de viande, au profit de protéines végétales, suffirait à réduire de 10% l’ensemble de nos émissions de gaz à effet de serre ! Ajoutons-y la généralisation de pratiques agricoles moins émettrices, dont l’agriculture biologique, et l’on pourrait approcher 20% de réduction. La santé y trouverait aussi son compte (moins de pesticides, moins de graisses animales).

Pour atteindre l’objectif de division par 4 de nos émissions d’ici 2050, il faudra se battre sur tous les fronts. Celui de l’alimentation n’est pas le moindre.

 

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

22 avril 2009                                   LA FUSION DES LYCEES DE BAGNOLS SUR CEZE :

                                                Gérard Philipe + Georges Brassens = Albert Einstein

                                 20 participants

 

Animée par M. Jean-Michel MORIN, proviseur du lycée Albert Einstein (regroupant les établissements Gérard Philipe et Georges Brassens - http://www.lycee-einstein.fr/site/)

 

Une fusion qui s’imposait, pressentie depuis longtemps, mais qui a demandé trois ans d’efforts et de diplomatie.

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

17 juin 2009                                    L’avenir des véhicules électriques

                                         40 participants

 

Animée par M.  Frédéric Livet, ingénieur (Simap-Phelma CNRS Grenoble), Science et Ingénierie des Matériaux et Procédés (frederic.livet@simap.grenoble-inp.fr)

 

Cinq réacteurs EPR suffiraient pour alimenter tout le parc de véhicules des ménages français, s’il était 100% électrique.

 

A l'adresse http://sauvonsleclimat.org/new/spip/spip.php?article253 vous trouverez le même sujet traité à Grenoble en octobre 2008 par M. Livet (diapos en .pdf et enregistrement audio).

 

 

 

20 mai 2009                                    Changement climatique et élections au Parlement européen

                                 25 participants

 

Animée par M. Louis Jourdan, ingénieur (ER), animateur du GT Energie/Climat du Mouvement européen France, Président du ME-35 (http://www.mouvement-europeen.eu/)

 

Le traité de Lisbonne fait de l’énergie un domaine de compétence partagé. Le Parlement européen a aussi son mot à dire.

Le texte de cette conférence (format pdf) :                    Ici

22 avril 2009                                   Energie et climat : la politique européenne est-elle cohérente ?

                                 30 participants

 

Animée par M.Hervé Nifenecker, docteur ès sciences, physicien retraité, conseiller de l’IN2P3 (CNRS) jusqu’en 2007, coauteur de plusieurs livres dont les plus récents: "L’énergie dans le monde : bilan et perspectives", "L’énergie nucléaire a-t-elle un avenir?", "L’énergie de demain : technique, économie, environnement", cofondateur et président  d’honneur de l’association "Sauvons le Climat" (http://sauvonsleclimat.org/).

 

Le paquet climat-énergie, le marché de l’électricité libéral sauf pour l’éolien et le photovoltaïque : peut mieux faire !

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

18 mars 2009                                   Laboratoire de Haute Sécurité Biologique (P4) :

                                                          Combattre les maladies infectieuses émergentes

                                 40 participants

 

Animée par M. le docteur Hervé Raoul, directeur du laboratoire P4 de Lyon (http://www.cervi-lyon.inserm.fr)

 

Le plus grand labo P4 d’Europe pour la recherche sur les virus les plus dangereux ; une organisation de haute sécurité pour la protection totale des chercheurs et de l’environnement.

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici           NB : les données confidentielles décrivant spécifiquement le labo de Lyon ont été supprimées

 

25 février 2009                                 Agriculture Biologique et choix alimentaires : QUEL impact sur les émissions
                                                                           de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique ?

                                 Conférence reportée au 21 octobre 2009

 

 

 

21 janvier 2009                                 PANORAMA DES STRUCTURES TERRITORIALES

                                 45 participants

 

Animée par MM. Christophe GALLE, directeur adjoint du cabinet du Président du Conseil général du Gard, et Jean VIDAL, ancien conseiller général du Gard

 

Ce n’est vraiment pas simple et ça se complique encore ! La « géométrie variable »  des compétences crée un véritable mille-feuille ; de plus, la plupart des périmètres des communautés de communes, dont les conseillers ne sont pas élus au suffrage universel, ne sont pas cohérents : beau chantier en perspective que l’harmonisation de ces structures !

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici