Activités 2007 :

 

19 décembre 2007                                 LES NANOTECHNOLOGIES ET LA SANTE

                                 30 participants

 

Animée par M. Philippe LEGRAND, professeur à l'Institut Charles Gerhardt de Montpellier (UMR 5253 CNRS ENSCM UMI UM2, équipe des matériaux avancés pour la catalyse et la santé)

 

Les nanotechnologies consistent en la conception et la production de systèmes à l’échelle du nanomètre, c'est à dire du millionième de millimètre (taille de la molécule d'ADN). A cette échelle on sort radicalement du domaine du visible naturel. On parle de nanomatériaux : nano-objets, nanofibres, nanofilms, nanobâtonnets, nanotubes .

Pourtant, la vie de tous les jours est de plus en plus simplifiée par les produits issus de ces nanotechnologies et leurs nouvelles fonctionnalités sans cesse renouvelées. Cette explosion de nouveaux produits est liée à la convergence de disciplines physique, de chimie, de biologie, de médecine, d’informatique et de mécanique, même si certaines suscitent quelques polémiques concernant leur impact sur la santé publique ainsi que sur l’environnement.

La réglementation est mal adaptée à ces nouveaux risques, trop ou pas assez sévère selon les sujets. La taille particulaire change complètement la toxicité par rapport aux poudres classiques, avec un franchissement aisé de la barrière pulmonaire et une grande surface par rapport au volume, donc une réactivité accrue : des risques inflammatoires pulmonaires, digestifs ou cutanés nouveaux sont à prendre en compte.

Cependant, les nanotechnologies appliquées à la santé apportent quant à elles un bénéfice en terme d’efficacité et de tolérance des médicaments, tout en ayant l’avantage de naturellement évaluer leur profil toxicologique. En effet il devient possible de contrôler non seulement le devenir des molécules actives mais aussi leur libération au moyen d’excipients intelligents associés à des systèmes nanostructurés. L'orateur en a développé plusieurs applications déjà opérationnelles, en particulier dans le traitement de certains cancers, avec l'inconvénient d'un coût élevé qui en réserve l'usage aux traitements de deuxième intention.

Presque tous ces développements sont américains, la France ne comptant qu'une entreprise en pointe dans ce domaine (Transdrug). Il faut dire que le développement d'un médicament majeur revient à 1 milliard d'euros !

 

21 novembre 2007                                         COLLOQUE   « ET POUR 2 DEGRES DE PLUS ?... »

Le réchauffement climatique en France méditerranéenne : impacts et adaptations

                                         250 participants environ

Voir le programme, les intervenants et le compte-rendu   Ici

 

                             

7 octobre 2007                         LES REACTEURS NUCLEAIRES DE 4ème GENERATION

                                 60 participants

 

Animée par M. Claude RENAULT, adjoint du directeur de programme « Systèmes du futur » à la Direction du développement et de l’innovation nucléaires du Commissariat à l’énergie atomique (http://www.cea.fr/energie)

Face à l’épuisement des ressources fossiles et au réchauffement de la planète, l’énergie nucléaire propose une solution attractive dont la France tire aujourd’hui tout le bénéfice avec son parc de réacteurs à eau pressurisée (2ème génération).

La 3ème génération, avec le concept EPR proposé par la France, devrait assurer la relève pendant plusieurs décennies. Alors pourquoi une 4ème génération de réacteurs nucléaires ?

Afin de tirer le meilleur parti des ressources en uranium et de minimiser la quantité et la toxicité des déchets nucléaires à vie longue, de nouveaux types de réacteurs nucléaires doivent être envisagés pour l’horizon 2040. Certains visent aussi des applications autres que la production d'électricité, grâce aux hautes et très hautes températures, telles que l'extraction de l'hydrogène de l'eau par cycle chimique.

Six différentes options sont en lice au niveau international. La stratégie française met au premier plan les réacteurs à neutrons rapides (RNR) avec deux candidats prometteurs, le RNR sodium et le RNR gaz. Pour le RNR sodium, fort du retour d’expérience de Rapsodie, Phénix et Superphénix, l’enjeu est d’améliorer ses performances économiques. Le RNR gaz, ajoutant aux avantages génériques des RNR ceux liés à l’hélium comme caloporteur, doit encore faire la démonstration de ses potentialités. Parmi les autres types de réacteurs, le plus original est peut-être celui à sels fondus qui remplit la plupart des conditions imposées et permettrait d'exploiter les abondantes ressources de thorium, au prix de la création d'un cycle du combustible entièrement nouveau.

Pour faire le bon choix, un programme de R&D d’innovation de grande envergure est conduit en vue d’identifier les technologies, matériaux et options de conception permettant d’atteindre les performances assignées à ces réacteurs. A plus long terme, de grandes réalisations sont programmées afin de valider, à une échelle représentative, les options innovantes finalement retenues. C’est le sens de la décision du Président de la République de construire un prototype de réacteur de 4ème génération pour 2020, en l'absence d'une stratégie européenne actuellement plombée par des oppositions de principes.

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

 

19 septembre 2007                                       LE RAPPORT 2007 DU G.I.E.C.

                                 (GROUPE D'EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L'EVOLUTION DU CLIMAT)

                                 58 participants

Animée par le Pr Michel Petit, ancien directeur du centre de recherche de l’Ecole polytechnique, président de la Société météorologique de France depuis 2001, spécialiste de l’effet de serre, expert auprès du G.I.E.C. où il dirige le groupe incertitudes scientifiques et risques climatiques, correspondant à l’Académie des Sciences, où il préside le comité de l’environnement.

Le GIEC (http://www.ipcc.ch) est une machine à produire des rapports, qui n'a qu'une demi-douzaine de permanents pour organiser les réunions. Des rapports ont été produits, après un long et rigoureux processus de mise au point, relectures et validations par des milliers de contributeurs, en 1990, 1995, 2001 et 2007. Les 3 groupes de travail (science du changement climatique; conséquences, impacts et adaptations; actions d'atténuation) produisent chacun leur rapport : étape franchie pour 2007, il reste à valider une synthèse en novembre à Valence.

Ces rapports sont une synthèse de l'état des connaissances scientifiques à l'échelle mondiale. Leur fiabilité émerge de la cohérence de sources multiples, et les propositions à caractère politique en sont exclues. Quelques points forts à retenir :

Le gaz carbonique (CO2) est bien le souci n°1 : plus stable que les autres principaux gaz à effet de serre (méthane, protoxyde d'azote), il est responsable des 2/3 du réchauffement actuel. Partie de 280 ppmv, sa concentration, actuellement de 380 ppmv, va atteindre 550 à 1000 ppmv en 2100 selon ce que seront les émissions futures. Arrêter totalement celles-ci, ce qui est une hypothèse d'école, n'éviterait pas un réchauffement supplémentaire d'1/2 °C.

80% de l'énergie consommée actuellement dans le monde vient des combustibles fossiles, dont il est impensable d'épuiser totalement les réserves à ce rythme : on franchirait allègrement les 550 ppmv de CO2, rendant illusoire la limitation à 2°C de la hausse des températures par rapport à l'époque préindustrielle.

Limites des modélisations actuelles : les ordinateurs ne permettent pas une description plus fine que celles de mailles de 300 km x300 km, à l'intérieur desquelles les conditions climatiques sont supposées homogènes. Les nuages, en particulier, sont donc mal représentés. L'ajustement se fait par une paramétrisation ajustée pour que le modèle reproduise correctement des climats passés connus. D'autre part, certains phénomènes de grande échelle peuvent aggraver sensiblement l'évolution du climat : fonte du Groenland, modifications du Gulf Stream, relargage de méthane par la fonte des pergélisols des terres arctiques. Ils ne sont pas encore pris en compte dans les modèles, faute de données suffisantes.

L'indispensable atténuation de l'effet de serre ne va pas ruiner l'économie mondiale, à condition de mettre rapidement en ligne les meilleures technologies actuellement disponibles, et à condition que les nouvelles méthodes à l'étude, comme la capture et séquestration du CO2 des grandes installations de combustion, aboutissent et prennent une place importante.

 

 

4 juillet 2007                     LE DEMANTELEMENT DES ATELIERS DE DEGAINAGE G2/G3 ET MAR400 DE                                                                               MARCOULE : VISITE ET EXPOSE

                                 42 participants

 

Animée par M. Jean-Louis GARCIA de l'UMODD (Unité de maîtrise d'ouvrage déléguée de démantèlement du CEA, voir http://www-marcoule.cea.fr/scripts/home/publigen/content/templates/show.asp?P=105&L=FR).

Le déclassement-démantèlement des installations nucléaires a pour but d'arriver à dispenser partiellement ou complètement un site nucléaire de tout contrôle réglementaire, tout en assurant aussi bien la sûreté du public et de l’environnement à long terme que la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs chargés du déclassement tout au long des activités. D’autres objectifs pratiques sous-jacents concernent la libération de biens de valeur (comme le site et les bâtiments) pour qu’ils puissent être utilisés à d’autres fins sans restriction, le recyclage et la réutilisation des matériaux, ainsi que le réaménagement du cadre environnemental.

La visite des ateliers de Dégainage G2-G3 et MAR400 a été suivie d'une présentation du programme MAD-DEM UP1 (mise à l'arrêt définitif et démantèlement de l'usine de retraitement UP1). Le CEA en est maître d'œuvre et AREVA, ancien exploitant d'UP1, le "partenaire industriel de référence". Les sous-programmes concernant les 3 ateliers de dégainage (G1, G2-G3 et MAR400) concernent 6 bâtiments et 550 locaux. On prévoit 300 000 h d'études et 1 750 000 heures  d'interventions pour en extraire 10 300 t de déchets, dont 2 500 t d'équipements mécaniques et chimiques,, 400 t de tuyauteries, autant de câbles et équipements électriques, 3 400 t de plomb et dalles de fonte et d'acier, 2 600 t de briques, béton baryté et gravats. La fin des travaux doit s'étaler de 2029 à 2033.

Le projet MAD-DEM UP1 complet est estimé à 6 milliards d'euros, hors stockage final des déchets; 1 milliard était consommé fin 2003. A ce jour, 6100 t de déchets ont été sorties sur les 26 000 t prévues (dont très peu destinées au stockage en profondeur à Bure).

 

13 juin 2007                              MAISON BIOCLIMATIQUE ET ECO-CONSTRUCTION :

                                             APPROCHES ENVIRONNEMENTALE ET ARCHITECTURALE

  38 participants

Animée par MM Alain BOURBON, directeur du CAUE du Gard (http://gard.caue-lr.org/), et Jérôme LERASLE, conseiller au CAUE et à l'Espace info-énergie d'Alès

Le CAUE (Conseil en architecture, urbanisme et environnement) est une association de service public, accessible à tous, partenaire de l'ADEME via un Espace info-énergie. Il tient une permanence par mois à Bagnols/Cèze et fournit des éléments d'orientation, sans faire de diagnostics.

La construction de Haute qualité environnementale (HQE) combine éco-construction, éco-gestion, confort et santé. M. Lerasle a d'abord insisté sur les paramètres à examiner lors de la conception : site, orientation, forme du bâtiment( optimum : l'igloo !), disposition des pièces, protection contre les vents dominants (qui peuvent multiplier par dix les déperditions de chaleur !), inertie thermique (la brique monomur est recommandée), protections solaires, matériaux réduisant les déperditions (par l'extérieur, pour éviter les ponts thermiques), second œuvre (bois ou PVC, si possible vitrages  4-16-4 faible émissivité à l'argon), finitions (éviter les solvants autres que l'eau), ventilation (double flux, à récupération de chaleur, si possible couplée à un puits canadien qui préchauffe ou rafraîchit l'air entrant, selon la saison). Tenir compte de l'énergie, dite "grise", ayant servi à produire et acheminer les matériaux.

On doit atteindre ainsi une consommation d'énergie limitée à 50 kWh par m2 par an (la réglementation thermique 2005 ne demande que 85, et personne n'en vérifie l'application !). Le chauffage au bois est alors le meilleur du point de vue impact environnemental, si une ressource locale existe.

 

23 mai 2007                              LE REACTEUR EPR (DE TROISIEME GENERATION)

                                   57 participants

Animée par M. Jacques GOLLION, ancien directeur de la branche Combustibles de COGEMA, trésorier de l'AEPN (Association des écologistes pour le nucléaire), expert énergie de Génération Ecologie pour les Hautes-Alpes (http://www.debatpublic-epr.org)

La France a été capable de mettre en service 54 réacteurs de type "REP", totalisant 62 GW, en moins de 12 ans, avec jusqu'à 6 réacteurs en construction en même temps !  Ces réacteurs de "2ème génération" devraient avoir une durée de vie de 40 ans, quelque années de plus pour les plus récents. Sur cette base, la "génération 3" , celle de l'EPR, devra prendre le relais de 2020 à 2040, pour faire la soudure avec la "4ème génération" espérée à partir de 2030 au mieux. Le besoin total en EPR est estimé à 50 GW, un meilleur taux de disponibilité que celui des REP actuels permettant de se contenter d'une puissance installée plus faible.

L'EPR (European Pressurized water Reactor) est le fruit d'études menées avec Siemens depuis 1992, sur la base d'exigences de sûreté renforcées : confinement de toute fusion du cœur, réduction de la probabilité de tous les types d'incidents, réduction des rejets (y compris accidentels), meilleure prise en compte du "facteur humain" et des contraintes d'exploitation. L'accent a  aussi été mis sur l'économie : faible puissance volumique, rechargement tous les ans ou tous les deux ans, au choix, taux d'épuisement du combustible doublé (65 GWj/t au lieu de 33), combustible 100% MOX possible, périodes d'arrêt plus courtes, durée de vie de 60 ans (grâce à un écran neutronique protégeant les aciers de la cuve),  puissance de 1560 à 1650 MWe (4500 MW thermiques), taux de disponibilité de 92 à 94% (85% pour les REP français).

L'enceinte résiste à 6,5 bars, une coque externe est destinée à absorber un impact d'avion; la réduction des débits de dose a été prise en compte dans le choix des alliages; en cas de fusion du cœur, il est prévu un récupérateur de corium et une zone d'étalement, de géométrie sous-critique.

L'EPR de Flamanville devrait démarrer en 2012, celui de Finlande en 2011: juste à temps pour accumuler un peu d'expérience avant le remplacement des REP à partir de 2020.

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

18 avril 2007                              DEVELOPPEMENT DURABLE ET TERRITOIRES :

                                         LE PARC TECHNOLOGIQUE ET SCIENTIFIQUE DU ROVALTAIN

                                                        (ROMANS, VALENCE, TAIN L'HERMITAGE)

  22 participants

Animée par M. Olivier BAUDY, chargé de mission aménagement ROVALTAIN (http://www.rovaltain.fr)

ROVALTAIN est le projet mis en œuvre par les villes et agglomérations de Romans, Valence et Tain l'Hermitage pour développer des parcs d'activités technologiques autour de la nouvelle gare TGV de Valence. Il est porté par un syndicat mixte du même nom, chargé de développer, aménager, commercialiser, gérer et entretenir un disponible foncier de 160 ha, extensible à 330 ha.

Les activités visées sont la haute technologie (3 pôles de compétitivité, dont TRIMATEC) et le développement durable : maîtrise des risques, technologies propres et sobres, transformation des végétaux, écotoxicologie.

La démarche de qualité environnementale imposée aux activités s'appuie sur une charte de qualité environnementale (ressources naturelles, paysage, urbanisme et architecture, référentiel HQE  : Haute qualité environnementale des bâtiments), la réglementation (POS puis PLU, loi sur l'eau...), des documents contractuels (cahiers des charges HQE...), le certification ISO 14001 du syndicat ROVALTAIN. Exemples : traitement des eaux pluviales par noues à macrophytes (80% d'efficacité sur les hydrocarbures); pistes cyclables; panneaux photovoltaïques à l'occasion; livret HQE à 54 cibles de qualité (mais ROVALTAIN n'a pas le droit de vérifier la conformité des réalisations).

Les meilleurs bâtiments actuels se contentent de 25 W/m2xan, les moins bons de 80 (pour une occupation de 3000 h/an). Les parcs existant sont tous équipés en gaz naturel mais les pompes à chaleur air-air ou utilisant la nappe phréatiques sont le mode de chauffage le plus répandu. Le surcoût de 10 à 20% dû aux exigences HQE à la construction s'amortit sur les charges, et la revente sera facilitée.

Transports et logements restent les points noirs : le site est excentré et ne comporte pas d'habitations. Les prix des terrains à bâtir s'envolent dans les localités les plus proches (on espère 12 000 emplois à terme), et les parkings sont envahis par les clients du TGV, ceux de la gare étant saturés.

 

21 mars 2007                              DEVELOPPEMENT DURABLE ET TERRITOIRES :

                                 OU EN EST-ON DE LA NAISSANCE DU PAYS DU GARD RHODANIEN ?

  47 participants

Animée par M. Yves BONNET, président de Gard rhodanien Développement (http://www.pays-gard-rhodanien.fr)

 Le Pays est une instance de concertation qui permet aux acteurs locaux d'élaborer ensemble un projet de développement durable pour leur territoire, décliné chaque année en projets d'actions proposés aux instances capables d'aider à leur financement. Ces projets peuvent être des investissements, des études ou des dépenses de fonctionnement.

Le pays du Gard rhodanien comporte un bassin d'emploi de 115000 habitants et 2 bassins de vie (Bagnols/Cèze et Villeneuve-lès-Avignon). La structure administrative porteuse est l'Agence de développement économique du Gard rhodanien, dirigée par M. Jean-Pierre Cochet. Les organes de la structure pays (assemblée générale, conseil de coordination, conseil de développement, commissions de travail thématiques) sont informels.

Le diagnostic des points forts et faibles du pays est terminé, ainsi que le projet de Charte de pays, à valider au 2ème semestre 2007 avant la signature du Contrat de pays. Résumé du diagnostic :

Les projets découleront des grands enjeux identifiés :

 

Pour 2007, 24 projets devraient être présentés à la signature, dont 8 du pôle "excellence rurale". Pour que ces projets aboutissent, il est essentiel que tous les acteurs concernés avancent ensemble et fassent le lobbying indispensable ensemble, c'est ce que la structure "Pays" doit promouvoir et faciliter.

21 février 2007                              VISITE DE COMURHEX à PIERRELATTE :

                        APPLICATIONS DU DEVELOPPEMENT DURABLE SUR UN SITE INDUSTRIEL

                        26 participants

Animée par MM. Jean-Marc LIGNEY, directeur des Productions, Raymond AMILL, coordinateur QSSE et Frédéric BRUN, ingénieur environnement et leader Progrès continu.

COMURHEX est leader mondial de la conversion de l'uranium :  passage de la poudre verte de tétrafluorure d'uranium (UF4) à l'hexafluorure gazeux (UF6), à destination des usines d'enrichissement de l'uranium, étape obligée de la fabrication de combustible pour réacteurs à eau légère. La visite a permis de découvrir le stockage d'acide fluorhydrique, les cellules d'électrolyse, le bâtiment réacteur à flamme, le dépotage de l'UF4, le remplissage des cylindres et la parc de refroidissement.

Dans le cadre des engagements liés au Développement durable et de la minimisation de l’émission de gaz à effet de serre, notre monde va devoir faire des choix décisifs en matière de politique énergétique. Dans cette optique, l’énergie nucléaire qui n’émet pas de gaz à effet de serre devrait avoir une place primordiale dans le cocktail des solutions énergétiques pour demain.

Pour soutenir cette ambition, AREVA, leader mondial de l’énergie nucléaire, a adopté une démarche de progrès continu, baptisée AREVA WAY, dont le but est de permettre à chacun de ses établissements de progresser équitablement sur les différents piliers du Développement durable : croissance rentable, prise en compte des enjeux sociaux et sociétaux, respect de l’environnement. En voici quelques éléments, avec l'exemple de la suppression des rejets de SF6, le plus puissant des gaz à effet de serre :

 

 

 

17 janvier 2007                              SOLTIMANI : LES ARTISANS DU SOLEIL

                                                               42 participants

Animée par MM. Jean-Charles LIMATA et Sylvestre GAUTIER, fondateurs de la SCOP SOLTIMANI, "le Soleil entre tes mains" (http://www.soltimani.com)

Cette entreprise, installée à Tresques, est une SCOP (Société Coopérative de Production), fondée  en 2006 par 4 artisans qui participaient depuis longtemps, chacun de son côté, au développement durable et responsable.

Après un aperçu sur le fonctionnement d'une SCOT et la place des énergies renouvelables en général dans les ressources énergétiques française et mondiale, les intervenants ont développé 2 facettes de leur offre (qui comprend aussi le bois-énergie et les pompes à chaleur air-air ou géothermiques) :

- Le solaire thermique, qui peut être du chauffe-eau solaire individuel (CESI) ou du système solaire combiné (SSC). Le CESI couvre jusqu'à 80 % des besoins en eau chaude sanitaire, avec 4 m2 de capteurs pour un ballon de 200 l ou 3 m2 de capteurs orientables sous vide pour 300 l, et s'amortit en 8 à 10 ans compte tenu des aides. Le SSC utilise 8 m2 de capteurs sous vide pour un ballon de 700 l desservant 70 m2, l'amortissement dépendant d'aides malheureusement plus faibles sur châssis qu'en intégration des capteurs à la toiture.

- Le solaire photovoltaïque : production d'électricité, soit en site isolé, soit reliée au réseau avec revente du surplus à un tarif assez subventionné pour rendre l'installation rentable au bout de 7 ans (si intégrée au toit) ou 11 ans (châssis distinct du toit). Il est recommandé de réduire d'abord tout gaspillage électrique avant d'entreprendre une telle opération. Pour 24 m2, fournissant 3600 kWh/an dans notre région, compter 13000€ (meilleures aides déduites).

Ces artisans ont une bonne expérience en solaire thermique (50 installations). En photovoltaïque, le premier chantier est en cours.