Activités 2006 :

 

20 décembre 2006              Environnement et croissance économique : enjeux et perspectives

          30 participants

Animée par Mme Valérie BRUN, université Paul Cézanne - faculté d’Economie appliquée, enseignante- chercheur en économie, directrice du master Stratégie économique et juridique de l’entreprise (http://www.environnement-propriete.org/)

 Après un historique de la préoccupation environnementale en économie, de Malthus aux concepts d’externalité et de ressource renouvelable, V. Brun a présenté les différentes manières de considérer les ressources naturelles : biens libres, biens publics, biens privés ou biens communs.

Les outils de régulation économiques : la réglementation, la fiscalité et les permis négociables - ont leurs avantages et leurs inconvénients  Les permis, plus incitatifs, dynamiques et flexibles, devraient s’imposer par leur efficacité.

« La croissance, c’est produire plus, le développement, c’est produire autrement ». Bien utilisé, dans un esprit positif, le développement durable peut dépasser le concept marketing et contrer les effets pervers de la mondialisation. Le dumping environnemental ne procurera pas longtemps d’avantage concurrentiel à partir du moment où les cours de bourse deviennent sensibles aux indicateurs « verts ». Les délocalisations qui se font avec les meilleures technologies disponibles gagnent des droits d’émission et propagent un développement « propre ».

En conclusion, seules les incitations environnementales financières donneront des résultats pérennes.

 

15 novembre 2006                  UNE VERITE QUI DERANGE, film documentaire réalisé par Davis GUGGENHEIM,  avec Al GORE,
                                                     au cinéma Casino de Bagnols/Cèze
              161 participants

Projection suivie d’une discussion sur le changement climatique animée par M. Didier CAVARD, ingénieur ECP, ancien ingénieur environnement à Marcoule, secrétaire de I.Q.GA.RHO. et  membre de « Sauvons le climat » (http://sauvonsleclimat.org/fr/)

Al Gore, Américain bien Américain, candidat démocrate malheureux à l'élection présidentielle de 2000, sensibilise la population aux innombrables conséquences des changements climatiques. La thèse qu'il défend est simple : l'humanité est assise sur une bombe à retardement.

La planète bleue risque de changer de couleur si rien n'est fait pour maîtriser le réchauffement climatique. Al Gore n'hésite pas à dénoncer l'action de l'homme qui, par la déforestation, l'émission de gaz à effet de serre, etc... a provoqué un dérèglement majeur du système climatique, qui entraînera, à courte échéance, des perturbations météorologiques extrêmes, avec toutes les conséquences humaines imaginables...

Et Al de conclure : la communauté scientifique est maintenant unanime (preuves à l’appui) pour considérer qu'il reste peu de temps pour éviter une catastrophe planétaire. Agissons !

Après la projection un échange d’11h 1/2 avec la salle a permis de donner les « dernières nouvelles du front » (déjà beaucoup d’évènements et d’études nouveaux depuis la sortie du film) et d’adapter le message et les recommandations d’action individuelle aux spécificités françaises (voir  Ici  le texte du dépliant remis aux participants : «  lutter contre l’effet de serre : que peut faire un particulier ? »)

Au total, ce film a eu 372 spectateurs à Bagnols, plus une dizaine de classes des lycées et collèges. D. Cavard a animé 4 autres discussions après les séances « tout public » à Bagnols, plus une à Uzès à la demande d’ATAC.

 

 

 

18 octobre 2006       FUTUR DU SITE DE MARCOULE DANS LE CADRE D’UN NUCLEAIRE RESPONSABLE ET DURABLE

                                  83 participants

Animée par M. Loïck MARTIN-DEIDIER, directeur du CEA/VALRHO (http://www.cea.fr/)

- Le contexte énergétique et climatique mondial est extrêmement difficile : doublement des besoins en énergie d’ici 2100 dans les hypothèses les plus favorables, risque climatique avéré. On ne pourra se passer du nucléaire de fission, qui représente 7% de l’énergie primaire et 17% de la production électrique mondiale, et permet à la France et à la Suède de n’émettre que 6 t de CO2 par habitant contre 10 en Allemagne et au Danemark. Les coûts lui sont aussi favorables, d’autant qu’ils incluent traitement des déchets et démantèlement, contrairement aux énergies fossiles.

- Le Forum international Génération IV promeut de nouvelles filières nucléaires capables d’économiser les ressources en uranium, de réduire les risques de prolifération et de minimiser la production de déchets. Des 6 concepts envisagés pour 2030-2040 (dont 3 à neutrons rapides), ceux à très haute température ont l’intérêt de pouvoir extraire l’hydrogène de l’eau sans émission de gaz à effet de serre.

- Le type EPR fera la soudure de 2020 à 2040 entre les REP actuels et cette génération IV.

- Le site de Marcoule n’a jamais accueilli autant de personnels : plus de 5000. Aux missions actuelles de Valrhô, dont le pilotage de l’assainissement–démantèlement des installations de retraitement, vont s’ajouter un centre scientifique (Institut de chimie séparative, pôle européen de chimie des actinides, génomique, toxicologie nucléaire et domaine NRBC, masters), l’irradiation de stérilisation hospitalière GAMMATEC (30 emplois). A plus long terme, le site serait tout à fait apte à accueillir un prototype de réacteur de génération IV.

 

30 septembre 2006         VISITE DE AIRBUS INDUSTRIE à TOULOUSE-BLAGNAC

47 participants

Voir le site http://www.eads.com/

 

5 juillet 2006                  VISITE DE L’USINE MELOX DE MARCOULE (fabrication de combustible nucléaire à base d’un mélange                                        d’oxydes d’uranium et de plutonium)

                                       18 participants (une autre visite sera organisée en 2007)

Voir le site de Melox :  http://www.cogema.fr/servlet/ContentServer?pagename=cogema_fr%2FPage%2Fpage_site_prod_full_template&c=Page&cid=1037328867565

Visite et présentation animées par M. Jean-Marc DUBIEF, directeur de la production, et Mme Catherine DALVERNY, responsable de la communication de la Business-unit Recyclage d’AREVA NC.

 

21 septembre 2006         LA RECHERCHE-DEVELOPPEMENT EN CHIMIE FINE FACE AUX DEFIS DE LA LEGISLATION                                                                        EUROPEENNE ET DES MARCHES

                                        30 participants

Animée par M. Michel HAYOUN, directeur de Momentum-Formation, créateur des 3e cycles spécialisés ingénierie et management des entreprises de cosmétiques et parfums, luxe et mode, Ecole supérieure libre des sciences commerciales appliquées (ESLSCA, www.eslsca.fr. rubrique 3e cycle).

- La chimie est le 2ème secteur industriel français, avec un 5ème rang mondial (3ème exportateur) et 2ème en Europe. Elle emploie 231 000 salariés dont 55% en chimie fine et parachimie.

- Outre les défis " classiques " de coût des matières premières et de l’énergie, la chimie affronte l’activisme de certaines ONG et une pléthore réglementaire de 500 textes en 11 ans. Le projet REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) y met un point d’orgue de 1200 pages, dans le but de préserver l’environnement et la santé à un " coût acceptable ". Il s’agit pour l’industriel de démontrer l’innocuité des substances pour le personnel, le consommateur et l’environnement (ce qui ne pourra jamais être fait avec une certitude absolue, malgré des tests atteignant jusqu’à 30 000 € pour certains produits). 10 0000 substances sont concernées, dont 30 000 dans les 11 ans qui viennent.

- Pour relever ces défis, l’innovation est essentielle et les petites structures, pour survivre, devront coopérer et s’organiser pour externaliser la recherche-développement, la veille réglementaire, la formation et l’indispensable lobbying, en s’appuyant sur des structures comme l’IRFAQ (Institut de recherche en formulation et assurance qualité).

- M. Hayoun a terminé sa conférence par un échange avec la salle sur un questionnaire " rationalité et environnement " destiné à mettre à mal quelques idées reçues.

 

31 mai 2006                   EDF ET DEREGULATION

                                       37 participants

Animée par M. Daniel BARTHES, Chargé de mission Environnement à la Délégation régionale Languedoc-Roussillon d’EDF.

- L’ouverture à la concurrence voulue par l’UE est effective depuis juillet 2004 pour tous les clients non résidentiels. Ceci ne libère pas EDF de ses missions de service public, financées en particulier par une CSPE (Contribution aux charges de service public) de 0,0045 €/kWh. Au passage, EDF est devenu une SA non limitée à l’électricité, mais avec une offre multi-énergies et services associés. Depuis, peu de clients " éligibles " ont opté pour des concurrents, mais ils représentent 20 % de ce marché.

- Le fonctionnement de ce grand marché européen est entravé par un taux d’interconnexion faible avec certains pays (Italie, Espagne), ce qui limite le bénéfice attendu d’heures de pointe différentes. L’objectif est d’atteindre 10% d’interconnexion.

- L’ouverture aux particuliers en juillet 2007 s’annonce très complexe. Comme pour les éligibles actuels, 2 tarifs coexisteront, le régulé garanti par les pouvoirs public, et celui du marché libre, où les prix ont varié de 25 à 60 €/Mwh. Qui choisira de quitter le domaine régulé ne pourra revenir en arrière.

- Hausse des énergies primaires, fin des surcapacités, permis d’émission de CO2 et hausse des prix chez nos voisins, tout tire les prix à la hausse, et EDF ne peut vendre durablement sous le prix du marché. Il serait d’ailleurs plus rentable de vendre la production nucléaire sur le marché qu’aux clients ! Pour ne pas acheter trop cher de l’électricité de pointe, EDF remet en service 3100 MW de thermique à flamme.

- Projets d’investissements : 1000 MW/an en éolien, coûtant 1 M€/MW, 500 MW en biomasse. La croissance des besoins atteignant encore 2 à 3 %/an, il faudra 1000 MW/an de thermique à flamme de 2006 à 2008 (turbines à gaz). Ceci n’améliorera pas les rejets de CO2 qui valent actuellement de 40 à 70 g/kWh selon le remplissage des barrages (en détail : 180g /kWh en chauffage, 100 en éclairage, 60 en usage intermittent, 40 en base). Notons que le photovoltaïque émet de 60 à 180 g/kWh selon le lieu de fabrication du silicium, et que plus de 3000 MW d’éolien exige des ressources de pointe supplémentaires.

- Le Languedoc-Roussillon ne produit qu’un tiers de sa consommation.

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

19 avril 2006      VIVONS-NOUS L'ETE INDIEN DES ENERGIES FOSSILES ? CHOC DES PRIX, PICS DE PRODUCTION


                            46 participants


Animée par M. Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX, ancien directeur de recherche au CNRS, chercheur associé à l'IEPE (Institut d’économie et de politique de l’énergie, www.upmf-grenoble.fr/iepe/) et président d'Hydro 21 (www.hydro21.net/php/fr/accueil.php).


Vivons-nous l'été indien des énergies fossiles ? Par « été indien », derniers beaux jours mis à profit par les Amérindiens pour se préparer aux rigueurs de l’hiver, il faut entendre l’indispensable préparation à des lendemains énergétiques très difficiles.
L’épuisement des réserves de pétrole, gaz ou charbon n’est que la plus éloignée des quatre crises qui s’annoncent : plus les prix montent, plus les réserves utilisables augmentent car les technologies d’extraction les plus pointues deviennent rentables.


La première crise à se présenter est géopolitique. Sur le prix actuel du pétrole, 40 $ par baril correspondent aux anticipations de conflits pour l’accès aux ressources : entre l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Europe pour le pétrole du Moyen-Orient et pour le gaz de Russie et d’Asie centrale.


La deuxième crise est économique : l’insuffisance des investissements dans des secteurs clés (recherche, raffinage, transport), probablement liée aux exigences de rentabilité immédiate des actionnaires des grandes sociétés, crée des goulots d’étranglement. D’autre part, les nouvelles technologies d’extraction s’annoncent aussi très coûteuses.


Troisième crise, peut-être la plus sévère et la plus difficile à éviter, celle du réchauffement climatique provoquée par les déchets de combustion de ces combustibles, surtout si le charbon, déjà 2ème source d’énergie mondiale derrière le pétrole, est utilisé en substitution (liquéfaction, gazéification).


Comment s’en sortir ? Un ralentissement de notre boulimie énergétique, aidé par la hausse des prix, est à espérer, mais ne saurait suffire. M Martin-Amouroux a proposé les « quatre piliers de la sagesse énergétique », tous indispensables :


- la capture et la séquestration du gaz carbonique issu des combustions, possible pour des installations fixes. Limites : la capacité des réservoirs souterrains envisageables, le transport de ce CO2 jusqu’à eux et le coût de ces opérations ;
- la relance de l’électronucléaire, qui ne pourra probablement vraiment peser qu’avec les réacteurs de 4ème génération (à partir de 2030 ?) ;
- les énergies renouvelables : surtout l’hydroélectricité, la biomasse et le solaire thermique ;
- les techniques « très basses émissions de carbone » dans l’industrie (aciéries, cimenteries), le transport (électrique hybride, biocarburants, piles à combustible) et le bâtiment (p. ex. la norme suisse Minergie P à 30 kWh par m2 et par an).


Aurons-nous la sagesse de prendre les mesures indispensables sans attendre les catastrophes, ou n’agirons-nous que sous la pression des prix et de la peur ?

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

15 mars 2006    DECHETS, DECHETS NUCLEAIRES ET SOCIETE : SOCIETE DU RISQUE OU SOCIETE DE LA PEUR ?
                                     

                          56 participants


Animée par M. Etienne VERNAZ, directeur de recherche au Département d'étude du traitement et du conditionnement des déchets de la Direction de l'énergie nucléaire du CEA (mais s’exprimant à titre personnel), responsable du Visiatome (www.visiatome.fr/).


Espérance de vie doublée, baisse effective de la pollution locale : plus les risques réels pesant sur les personnes diminuent, plus la peur du risque résiduel augmente ! L’opinion étale son incohérence dans un récent sondage : 70 % des européens seraient favorables au nucléaire sans le problème des déchets ; 95 % pensent qu’on ne sait pas traiter les déchets nucléaires, mais seuls 4 % peuvent en donner une illustration (vraie ou fausse) !


Déboutée de ses prétentions des années 1900 à faire le salut de l’humanité, la science doit jouer de modestie pour éviter que l’opinion jette le bébé avec l’eau du bain : en synergie avec les exigences éthiques, sociales et politiques, la technique doit rester un des quatre piliers de la sagesse moderne.


Sinon un principe de précaution mal compris sombrera en coûteuses indécisions, comme on le voit pour l’enfouissement en profondeur des déchets les plus dangereux : on hésite sans fin devant une technique disponible pour assurer le retour local à la nature de concentrations de polluants inférieures à ce qu’on exige d’une eau potable. Simultanément, on accepte de bouleverser globalement le climat par les rejets sans contrôle des déchets de combustion du pétrole, du charbon et du gaz.

 

Tant il est vrai que c’est le bénéfice qu’on tire à court terme d’une activité polluante qui fait accepter le risque associé !


Au passage, E. Vernaz a montré comment l’opinion surestime les risques de la radioactivité, de quelles manières on sait en fait s’occuper des déchets nucléaires, et que, puisque l’absence de toute nocivité d’une substance est scientifiquement indémontrable, c’est en s’en tenant aux concentrations naturelles qu’on garantira un retour sans risque des polluants dans l’environnement (éco-compatibilité).

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

15 février 2006                   LOBBYING : PERVERSITE OU DISCIPLINE INCONTOURNABLE ?
                                       

                                           40 participants


Animée par M. Thierry LEFEBURE, consultant en lobbying, cabinet TL & A, professeur associé à l’Université de Poitiers, délégué général de la FéPIE (Fédération des professionnels de l’intelligence économique : www.fepie.com).


Par un brillant exposé peu structuré mais nourri d’exemples et d’anecdotes, ce professionnel de haut niveau a illustré l’intérêt du lobbying et de l’ « intelligence » économique (au sens de « renseignement »), et le risque que prennent ceux qui n’en font pas ou moins bien que leurs concurrents.


Exigeant en temps, en écoute de l’autre, en prise de recul pour infléchir progressivement les décisions, le lobbying est une stratégie qui n’est pas la tasse de thé de l’Etat français : système de pouvoir très étroit, castes fonctionnant en circuit fermé (grandes écoles, énarques, inspection des Finances), pouvoir central méprisant et décidant avant toute concertation.


Copinage et consanguinité sclérosent trop de conseils d’administration des grandes entreprises françaises, d’étroits réseaux parisiens ne tournent qu’à base de renvois d’ascenseur, trop de grands patrons se mettent en première ligne dans les crises sans utiliser leurs conseillers pour garder une marge de manœuvre. La perte des JO 2012 par la ville de Paris et l’affaire Arcelor-Mittal en sont exemplaires.
 

 

18 janvier 2006    LE DEVELOPPEMENT DURABLE SUR UN GRAND SITE INDUSTRIEL : VISITE DE L’USINE GEORGES                                                               BESSE  D’EURODIF (PIERRELATTE)
                                          32 participants

Animée par M. Christian DELACROIX, adjoint au directeur général délégué.


Depuis 1979, EURODIF enrichit l'uranium pour près de 100 réacteurs nucléaires en France et dans le monde entier. Le procédé d'enrichissement utilisé est la diffusion gazeuse, qui repose sur la différence de masse des deux isotopes de l'uranium 235 et de l'uranium 238. La compétence des 1100 collaborateurs, la parfaite maîtrise du procédé ainsi que des installations conduisent à une grande réactivité fortement appréciée par les nombreux clients d'EURODIF.


L'AFAQ, premier organisme certificateur en France et l'un des tous premiers au niveau mondial, a décerné en 2004 à EURODIF Production une triple certification relative à la Qualité (ISO 9001 version 2000), l'Environnement (ISO 14001), la Santé et la Sécurité (OHSAS 18001). Cette distinction qui place EURODIF parmi les dix premières entreprises françaises possédant cette triple certification, témoigne du haut niveau de l'entreprise en terme de qualité des productions, sûreté des installations, sécurité du travail et protection de l’environnement.


Outre la présentation de la société, de ses activités et des spécificités de la démarche développement durable sur ce grand site industriel, M Delacroix et ses collaborateurs ont aussi succinctement fait le point sur l’avancement du grand projet de passage à la centrifugation « Georges Besse II ». Site :
www.areva-nc.fr/servlet/ContentServer?pagename=cogema_fr/site_prod/site_prod_full_template&c=site_prod&cid=1037307439185