Activités 2005 :

1°/ Le 18 janvier 2005       EXPERIENCES DE CERTIFICATION ISO 14001 

                                           19 participants

Animée par Mme Françoise LEVY, responsable environnement COGEMA à Marcoule (cf www.cogema.fr), et M. Patrick FERNANDEZ,  directeur régional de SOCOTEC-Industries (www.socotec-industries.fr) et auditeur ICAE .

Pour une entreprise, obtenir et conserver la certification de son organisation et de ses actions en relation avec son environnement est certainement une garantie de bonnes pratiques et de progrès continu.

F. Lévy a présenté l’organisation pour élaborer un système de management environnemental certifiable selon la norme internationale ISO 14001 et les difficultés rencontrées, à partir de l’exemple de COGEMA-Marcoule : un site particulièrement complexe, en forte évolution et aux activités multiples avec une sous-traitance notable, qui a obtenu en novembre 2003 la certification ISO 14001, certification confirmée par l’audit de suivi de novembre 2004.

Patrick Fernandez , grâce à son expérience de l’application de la norme à de nombreuses entreprises de toutes tailles et de divers secteurs d’activité, a donné une vision plus large de l’intérêt, des difficultés et des limites de cette certification (les progrès deviennent difficiles quand tout est maîtrisé). Elle lui semble, à l’avenir, devoir évoluer vers une certification plus globale incluant qualité, sécurité, voire la plupart des composantes du  management.

 

2°/ Le 2 février 2005              XXIème SIECLE : COMMENT REPONDRE INDIVIDUELLEMENT AUX GRANDES MENACES COLLECTIVES

                                                110 participants

Animée par M. Hervé SERIEYX, vice-président du conseil de surveillance du groupe Quaternaire,
vice-président du groupe canadien CFC, vice-président de la Fédération française des groupements d'employeurs, ancien membre de section au Conseil Economique et Social (cf www.herve-serieyx.com).

Dans une période analogue à la Renaissance, se précisent de grandes menaces écologiques, énergétiques, technologiques, sociétales, politiques, économiques. Les réponses collectives (états, marchés, démocratie représentative, Europe, altermondialistes, religions et idéologies) peinent à y faire face efficacement. Dans ce contexte, l’effet des actions de chacun de nous n’est pas à négliger : après tout, à l'échelle de l'Histoire, les grands bouleversements du monde ont bien été préparés par la somme de millions de transformations individuelles, dont des évènements forts ou des personnalités hors du commun ont permis, à un moment donné, la cristallisation.

Notre comportement quotidien peut créer les conditions favorables à ces sauts qualitatifs : devoir de connaissance, actions locales, groupements d’employeurs, responsabilité environnementale et remise en cause personnelle, « stratégie du boulanger ».

Un DVD de la soirée est en vente (15 €) : contacter Guy Piard (04 66 50 14 84 ou pg.elec@wanadoo.fr).

 

3°/ Le 30 mars 2005              BONHEUR ET ENTREPRISE ! PROVOCATION OU INNOVATION ?

        40 participants

Animée par M. Jean-Paul BABUT, de la société ARKEMA, direction Qualité et performance (jean-paul.babut@arkemagroup.com), membre et animateur du GRES (Groupe de recherche économique et sociale) du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD, www.cjd.net), co-auteur du livre « Osez le bonheur » (www.osezlebonheur.com).

JP Babut a traité d’abord du bonheur en général, en amorçant par un test, puis énumérant des points-clés concernant chacun dans sa conduite par rapport à soi-même, puis par rapport au monde ; 8 « trucs » pratiques résument cette partie, conclue par une étude sur les jumeaux : 50 % du bonheur dépend de la génétique de chacun, 8 % des circonstances de vie, 42 % de nos comportements et attitudes.

Dans l’entreprise, le contrat de travail met le salarié « à l’extérieur » de l’entreprise, ce qui compromet l’adhésion à un projet commun, source de sens. Et le bonheur des salariés ne suffit pas à assurer une performance suffisante ! L’entreprise « du meilleur » obtient et maintient, à long terme, des résultats de premier ordre pour toutes les parties prenantes (clients, fournisseurs, personnel, actionnaires, collectivités, entreprise) et l’homme peut s’y épanouir dans un  progrès durable (qui ajoute du sens au développement durable).

Les diapositives de cette conférence (format pdf) :    Ici

 

4°/ Le 20 avril 2005       DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU GARD RHODANIEN : OÙ EN EST-ON ?      

40 participants

Animée par M. Jean-Pierre COCHET, directeur de l’Agence de développement économique du Gard rhodanien (www.gard-rhodanien-eco.com), assisté de M. GRIVOLAS.

M. Cochet a présenté l’organisation et le fonctionnement de l’agence, puis ses préoccupations de base (trouver du foncier, monter des partenariats, accompagner le pôle de compétitivité TRIMATEC, faire apparaître un pôle touristique, organiser la Maison de l’emploi, participer aux réflexions sur le développement économique et les aménagements).

Les cas concrets évoqués ont suscité un grand intérêt et un débat animé : ZA de Bernon (Tresques), zone de l’Aspre (Roquemaure), projet de zone à St Laurent des Arbres, ZA de Pont St Esprit et extension de celle de Bagnols, projet de campus CEA au sud de Marcoule pour y fixer 200 chercheurs à terme, stabilisation du travail saisonnier, TRIMATEC (Tricastin-Marcoule-Technologies).

 

5°/ Le 12 mai 2005        UNE CONSTITUTION POUR L’EUROPE

80 participants environ

Animée par Mme Anne-Marie DUMONT, expert en projets européens. Elle a accompagné, de 1993 à 2004, des actions menées par les états préparant leur entrée dans l’U.E.

Pour tenter d’éclaircir ce texte difficile, IQGARHO et l’Union féminine civique et sociale (UFCS, www.ufcs.org) ont invité Anne-Marie Dumont. Cette présentation de la constitution pour l’Europe a été tout à fait exhaustive et sans esprit partisan, faisant bien ressortir les parties innovantes et celles qui ne le sont pas par rapport aux anciens traités. Les questions ont été nombreuses, Mme Dumont y a répondu sans détour. Chacun a pu se faire son opinion, sans aucune pression (cf www.constitution-europeenne.fr).

 

6°/ Le 23 juin 2005        LE PLAN CLIMAT 2004, CONTRAINTES OU OPPORTUNITES ?

30 participants environ

Animée par M. Régis MEYER, ingénieur TP, chargé de mission à la Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES, www.effet-de-serre.gouv.fr).

M Meyer a d’abord rappelé le contexte : après avoir gagné 0,6°C au 20ème siècl,e la température moyenne de la planète devrait s'accroître de 2°C à 6°C, voire plus au 21ème (risques non évalués : hydrates de méthane, saturation de l’absorption du carbone par les océans et la végétation), si nous ne faisons rien… Il est établi aujourd'hui que ce phénomène tient à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, à commencer par le dioxyde de carbone (CO2).

En 1997, le protocole de Kyoto, simple « premier pas », a fixé pour la première fois un objectif international de réduction des émissions. Le système des quotas d’émission, avec des pénalités notables pour les entreprises en dépassement, se met en place. En France, l’électronucléaire conduit à porter l’effort plus sur l’efficacité énergétique que sur le contenu en carbone des énergies. 

Avec le Plan climat (cf www.ecologie.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=960) le gouvernement français vise le respect du protocole de Kyoto dès 2010, puis une stratégie de recherche technologique visant à  diviser par quatre à cinq les émissions du pays d'ici 2050.

Son élaboration a dû respecter de nombreuses contraintes : conflits d’intérêts intra-européens, effets pervers du progrès technique, importance du bâtiment et de l’agriculture, rôle de la filière bois, limites des biocarburants et des nouvelles énergies renouvelables, limites des incitations financières, blocages comportementaux (limiter la demande d’énergie est toujours mal vu).

 

7°/ Le 6 juillet 2005  :     Assemblée générale suivie de la VISITE DU VISIATOME à MARCOULE.

                                        40 participants environ

Présentation en salle par M. Etienne VERNAZ, directeur de recherche au Département d’étude du traitement et du conditionnement des déchets de la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.
Voir, comprendre, découvrir : le VISIATOME Marcoule a été créé par le CEA en janvier 2005.
Parcours de découverte et d’information sur la radioactivité et son devenir, VISIATOME est un centre de culture scientifique ouvert au grand public. Ses missions :
- présenter une exposition permanente sur la gestion des déchets radioactifs et organiser des expositions temporaires sur les thèmes de l’énergie en général et nucléaire en particulier, de la radioactivité et de ses applications ;
- proposer des activités pédagogiques et scientifiques adaptées à tous les publics ;
- créer un centre de ressources documentaire multimédia ;
- organiser un lieu de rencontres, d’échanges et de débats entre scientifiques, ainsi qu’entre les acteurs du nucléaire et le public. (Cf le site
www.visiatome.fr )
 

8°/ Le 21 septembre 2005LE REFERENTIEL « INVESTORS IN PEOPLE »
                                              40 participants
Animée par :
- Mme Virginie TANGUY, consultante en management et qualité (COEX, Montpellier);
- M. Jean-Yves CATTA, conseiller homologué IiP, dirigeant du cabinet TEO (www.teo-conseil.com).
Un des secrets du dynamisme britannique ? Seul référentiel reconnu à l'international à placer l'homme au cœur de la performance de l'entreprise, "Investors in People" est un référentiel d'origine britannique, conçu et développé dans les années 90 par un ensemble d'employeurs, employés et organismes de formation, dans le but d'améliorer la compétitivité des entreprises par le biais du développement des compétences du personnel, en corrélation avec les objectifs de l'entreprise. Points-clés de cette démarche très pragmatique et fort peu bureaucratique, qui ne génère pas des armoires de documents :
- Les dirigeants et responsables s’engagent à développer tout leur personnel en corrélation avec les objectifs.
- Les besoins en formation/développement de chacun sont régulièrement vérifiés.
- Le personnel développe ses compétences tout au long de sa carrière.
- Les résultats des actions de développement sont mesurés pour évaluer le retour sur investissement et pour identifier les améliorations.
A ce jour, 51 000 entreprises, dans 33 pays, sont impliquées dans la démarche, dont plus de 36 000 certifiées. En particulier, 36% de la main d’œuvre du Royaume Uni est impliquée.
Lisez les étonnants résultats de l’enquête de satisfaction sur le site
www.iip.fr !

 

9°/ Le 19 octobre 2005 :    ENERGIES DU FUTUR
                                           33 participants

Animée par M. Pierre FAUGERAS, ingénieur chercheur consultant, retraité du CEA.
10 milliards d'individus sur terre en 2050... !
Quelles sont les sources d'énergie abondante, bon marché, capable d'assurer le confort et la sécurité de tous ?
Les ressources fossiles (pétrole, gaz ou charbon) sont actuellement des énergies de base depuis le début de la révolution industrielle. Elles vont conduire à une énergie de plus en plus chère, limitée dans le temps et à une pollution intense qui peut être fatale à la survie de l'humanité, à cause des gaz à effet de serre.
Seule l'énergie nucléaire peut assurer le relais en tant que réseau de base, à condition de garantir une sécurité totale... C'est possible avec les réacteurs de 4ème génération.
Les énergies renouvelables sont limitées et constituent des opportunités locales, mais elles ne peuvent être que complémentaires vis à vis d'un réseau de base.
L'énergie produite par les déchets organiques présente un intérêt particulier.
Lorsque le pétrole aura disparu, la pétrochimie peut être relayée rapidement et avantageusement par la "chimie verte". Le règne végétal offre des molécules plus élaborées que le pétrole qui peuvent être exploitées à des coûts comparables.
Pour chacun de ces trois volets un exemple a été détaillé :
- réacteur nucléaire propre à sels fondus à base de thorium, le plus adapté pour répondre aux exigences de sûreté intrinsèque, de bonne disponibilité du combustible et d’auto combustion des déchets produits ;
- déchets organiques pour produire de l’énergie par combustion humide à basse température, qui évite la formation de composés toxiques stables ;
- chimie organique « verte » à partir du saccharose.



10°/ Le 16 novembre 2005     VISITE DE L’USINE DE SOCODEI / CENTRACO, A MARCOULE
                                                35 participants

Animée par MM. Jean VOINESSON, directeur général, Philippe GAUTHIER, directeur industriel et Philippe GIVTY, responsable QSE.
Centraco : Centre nucléaire de traitement et de conditionnement des déchets faiblement radioactifs.
L'objectif de Centraco est de réduire le volume des déchets, de les recycler lorsque c'est possible et de les conditionner sous forme de colis de déchets ultimes acceptés par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets RadioActifs). SOCODEI a un rôle de "transformeur" de déchets par opposition aux producteurs de déchets qui sont et restent propriétaires et responsables du devenir de leurs déchets. SOCODEI prend en charge le traitement des déchets qui lui sont confiés et les ré attribue à ses clients après conditionnement. Tous les déchets ultimes produits à Centraco sont systématiquement expédiés au centre de stockage en surface de l'ANDRA. L’usine comporte 2 ateliers principaux : un atelier de fusion, pour les déchets métalliques, et un atelier d’incinération pour les déchets combustibles. Pour plus d’info, visiter le site
www.socodei.fr .


11°/ Le 14 décembre 2005 :       LE POLE DE COMPETITIVITE TRIMATEC
                                                    50 participants

Animée par M. Gilbert DALVERNY d’AREVA, directeur du Pôle.
Le projet « TRIMATEC », (TRIcastin – MArcoule – TEChnologies), a été labellisé » pôle de compétitivité » par le Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT).
Les acteurs du pôle souhaitent que TRIMATEC vise à renforcer le leadership de la France dans le nucléaire tout en faisant fructifier le savoir faire acquis à Marcoule et Pierrelatte depuis une quarantaine d'années dans les secteurs de l'agroalimentaire, de la pharmacie, de la cosmétique ou encore de l'électronique .
Par ce positionnement, TRIMATEC s'inscrit dans une démarche de Développement durable à travers l'économie des ressources naturelles, la protection de l'homme et la préservation de l'environnement.
L’implication de plusieurs départements et de plusieurs régions induit une stratégie partagée par l’ensemble des acteurs sur un large espace territorial allant de Valence à Montpellier.
Gilbert Dalverny nous a rappelé la genèse du projet, précisé ce qu’est un pôle de compétitivité et développé plus largement en quoi consiste le « TRIMATEC ». Il a fait ressortir que le principal mérite de ce dispositif, bien avant les aides financières qui resteront limitées, est de faire travailler ensemble sur des projets concrets des acteurs qui, sinon, ne se seraient probablement pas rencontrés ni mobilisés.