Activités 2004 :

1°/ Le 21 janvier 2004 : « La gestion électronique des documents (GED» ;(36 participants)

 Animée par Target 9000 ; Joëlle Durrheimer, Matthieu BILLET, informaticien, gérant de la société ARCHIVAGED, Alès ; et Martine BILLET, greffière du tribunal de commerce d’Alès.

La GED nous offre l'opportunité d'optimiser notre efficacité en limitant le gaspillage en papier et surtout en temps de recherche de documents. Matthieu BILLET, nous a présenté la GED . - les contraintes de départ (coût de l'investissement, personnel) et les avantages de la GED (facilité de recherche, transmission de l'information, traçabilité).

- la norme développée par la profession.

Martine BILLET, greffière, nous a présenté la valeur juridique des documents électroniques:

- ses appréhensions avant la mise en place de l'outil.

- la récupération des archives suite aux inondations du 09/09/2002, (congélation)

- la gestion des documents des entreprises au sein du greffe (qualité, rapidité fiabilité grâce à la GED).

- la signature électronique (utilisée et reconnue par le greffe et le MINEFI).

- la loi et les points bloquants aujourd'hui (4 décrets manquants).

- l'obligation légale pour les entreprises (2005 pour celles cotée en bourse et 2007 pour les autres) d'échanger des données dématérialisées.

Cette présentation de l’outil GED nous a permis d’ apprécier la facilité d’utilisation de recherche de documents archivés. La récupération des archives du Greffe du tribunal d’Alès inondé en Septembre 2002 était fort impressionnante et instructive. Quand aux textes législatifs sur la signature électronique, ils sont listés sur le site www.greffe-tc-ales.fr .

 

2°/ Le 25 février 2004   « Le Management des compétences » ; (43 participants). Animée par Joëlle Durrheimer et Stéphanie Thibaud de Target 9000, Karine Conan, RAQ, et Rosemarie Gravil, de l’URSSAF de Nîmes . Jean-Yves Maléfant, responsable des achats, Alain Roux, chargé de mobilité et Bernard Dessard, responsable formation, tous trois de Ugine et ALZ, l’Ardoise.

La mise en place dans une entreprise, d’un processus de management des compétences, est un choix stratégique qui demande un engagement du couple Employé/Entreprise. Il faut respecter l’équilibre entre le développement de l’un et la compétitivité de l’autre. Quel plan d’action ? Quels outils permettent de mesurer la compétence des acteurs de l’entreprise, autrement dit leur SAVOIR + leur SAVOIR FAIRE ? Les écueils à éviter sont nombreux pour réussir le déploiement de la démarche .

Deux témoignages d’entreprise nous ont  fait partager leur propre expérience : L’URSSAF de Nîmes ; et UGINE et ALZ, de l’Ardoise.

 

3°/ Le 17 mars 2004 : « Black-out et Développement durable », (36 participants)"

Comment, au 21ème siècle, des dizaines de millions de personnes peuvent-elles se retrouver privées d'électricité pendant 24h aux USA et en Italie ?"

Ces deux incidents qui se sont produits en 2003 donnent à réfléchir. Pourquoi les réseaux électriques d'Europe et des Etat-Unis, les plus évolués au monde, connaissent de tels incidents? Ne sommes-nous pas en train de régresser? N'est-ce pas un signal fort qui nous montre que nous pouvons nous aussi connaître des problèmes de développement durable?

 Vincent DELCROIX a tenté de répondre à ces questions, d'abord en expliquant de manière compréhensible pour le non initié les principes de fonctionnement des réseaux, les  mécanismes qui ont conduit aux black-out. Il a ensuite ouvert le débat et fait le lien avec la déréglementation et les enseignements à tirer pour les réseaux moins "modernes" mais peut-être plus robustes...

 

4°/ Le 27 avril 2004   « développement durable et fermeture d’usine » ; (42 participants) Animé par Monsieur Yves BONNET, directeur de « Ugine et ALZ » de l’Ardoise.

Les concepts de développement durable semblent contradictoires avec la décision de la fermeture d’un ensemble industriel aussi puissant et aussi impliqué dans la vie du Gard rhodanien depuis plus de 50 ans. Pourtant, la concurrence mondiale a amené les responsables à prendre cette décision. A ce jour, le point de non retour est dépassé.

Dans le déroulement programmé de cette fermeture, Yves BONNET a montré comment sont conjugués les 3 piliers du développement durable :

i / Le volet économique, raison incontournable de la décision de fermeture, par la conjoncture mondiale. Les conséquences pour l'avenir de la société et de l'économie locale.

ii / Le volet social; avec les mesures sociales d’accompagnement, le reclassement des personnes, et les conséquences sur l'avenir des personnes concernées.

iii / Le volet environnemental, avec les mesures de réhabilitation du site et les conséquences sur les impacts locaux, surveillance des contaminations éventuelles, gestion du site abandonné, le long terme.

5°/ Le 19 mai 2004  « Protocole de KYOTO Gestion des gaz à effet de serre » (41 participants)

Diaporama de Jean-Luc Abisset, consultant, qui a présenté  "Le protocole de Kyoto"  (format .pps)

 Kyoto

Application concrète du développement durable. Animée par Jean Luc ABISSET consultant du cabinet ABCDE, et Henri RELIGIEUX, directeur de Ciments Calcia à Beaucaire.

Le réchauffement de la planète représente un des grands défis du 21ème siècle. La prise de conscience internationale s’est concrétisée, en 1997, par la signature du Protocole de Kyoto par 154 pays. Les pays industrialisés se sont engagés à réduire, d’ici 2008-2012, leurs émissions globales de gaz à effet de serre (GES ou GHG) d’au moins 8 % par rapport aux niveaux de 1990.

Les mécanismes de régulation entre pays industrialisés et pays en voie de développement y ont été définis. Depuis le 10 mars 2004, toutes les dispositions du protocole de Kyoto ont pris force de loi dans les pays de l’Union européenne. Ce 10 mars était la date limite pour envoyer à Bruxelles les Plans Nationaux d’Allocation de Quotas, PNAQ, fixant les plafonds d’émission de CO² aux entreprises les plus polluantes pour 2005-2007. Quels sont ces mécanismes internationaux et quels pays sont impliqués ?

Comment mettre en œuvre un projet de réduction des gaz à effet de serre ? Comment va s’organiser la vérification et la certification des émissions de gaz à effet de serre ? Quels seront les industriels concernés en France et dans notre région ?

Les premiers exemples d’échanges certifiés par DNV (qui a déjà réalisé 50% des validations au plan mondial) nous permettront de découvrir la mise en place du prototype de la banque mondiale du Carbone et d’appréhender son impact sur le Développement Durable.

 

6°/ Le 16 juin 2004  «   Développement durable et responsabilité sociétale des entreprises »,

(25 personnes)  Le guide SD 21000 pour la prise en compte des enjeux du DD dans la stratégie et le management de l’entreprise ; animée par Mérylle AUBRUN-VADROT, de l’AFNORqui a rappelé l’historique, les principes et l’évolution des concepts du développement durable.

Le développement durable devient pour les entreprises  un enjeu stratégique.

L’AFNOR a créé un groupe de travail, qui, suite a la parution fin 2001 du rapport « entreprises et développement durable », a élaboré des recommandations visant a favoriser la prise en compte des enjeux du développement durable dans la stratégie et le management des entreprises.

Le guide SD 21000, (sustainable development), propose donc ces recommandations , qui ne sont pas destinées a des fins de certification. Elles ont été élaborées dans un souci de cohérence et de complémentarité avec les normes de systèmes de management comme celles relatives à la qualité et à l’environnement.

Le guide SD 21000 se compose de deux parties :

--- la première, pour apporter une aide a la réflexion initiale pour la prise en compte du principe du DD, lors de l’élaboration de la politique et des stratégies de l’entreprise . Elle expose notamment l’essor du concept de DD dans les dernières années ainsi que les conséquences les plus probables de ce principe de politique à l’échelle mondiale sur la vie et le fonctionnement des entreprises.

--- la deuxième, porte sur la mise en œuvre concrète de la démarche avec une  approche visant à faciliter les choix stratégiques liés au DD et aider l’entreprise à fixer ses objectifs. Des éléments plus opérationnels sont fournis pour être intégrer dans le management et permettre à l’entreprise d’atteindre ses objectifs.  

 

7°/ Le 7 juillet 2004    Assemblée générale ordinaire et extraordinaire, modification des objectifs de l’association.

Conférence sur « 2050 rendez-vous à risques » ; par le professeur Adolphe Nicolas. 70 participants.

Animée par Adolphe Nicolas, professeur émérite à l’Université de Montpellier II, géologue, membre de l’Institut Universitaire de France, auteur de « 2050, rendez-vous à risques » (éditions Belin).

Depuis la naissance de la Terre, le climat a fréquemment changé. Mais les incertitudes actuelles autour du réchauffement climatique en cours ne concernent pas sa réalité, mais son amplitude et ses conséquences (cf www.manicore.com). En même temps, la pression démographique pourrait atteindre son maximum au milieu du XXIe siècle, et la pénurie de pétrole pourrait être très proche, sous le double effet d’une explosion de la demande et d’une stagnation des découvertes. 2050 est donc un RENDEZ-VOUS CRITIQUE. C’est une échéance suffisamment proche pour que nous nous sentions très concernés et pour que les projections réalisées par les scientifiques soient encore crédibles.

Adolphe Nicolas, a clairement décrit ces risques et quelques autres, tout en montrant que le défi peut encore être relevé … à condition de prendre assez vite les bonnes décisions.

 

8°/ Le 15 septembre 2004     VISITE DU REACTEUR PHENIX,

POINT SUR LA LOI BATAILLE  DU 30 DECEMBRE 1991 38 participants

Animée par Loïck Martin-Deidier, directeur du CEA Valrho et  Joël Guidez, chef du Département de la centrale Phénix.

Dans le cadre du développement durable et de la minimisation de l’émission de gaz à effet de serre, notre monde va devoir faire des choix décisifs en matière de politique énergétique. Dans cette optique, l’énergie nucléaire qui n’émet pas de gaz à effet de serre devrait avoir une place primordiale à condition de résoudre le problème de la gestion de ses déchets radioactifs.

La loi du 30 décembre 1991 (cf www.cea.fr/fr/Publications/Clefs46/sommaire.html), dite « loi Bataille »définit trois axes principaux de recherche, dont l’avancement est suivi par une Commission nationale  d’évaluation (cf www.industrie.gouv.fr/energie/nucleair/textes/cne.htm) :

- la séparation et la transmutation des éléments radioactifs à vie longue présents dans ces déchets,
- les possibilités de stockage réversible ou irréversible dans les formations géologiques profondes, notamment grâce à la réalisation de laboratoires souterrains, 
- les procédés de conditionnement et d'entreposage de longue durée en surface ou subsurface de ces déchets.

Cette visite porte sur les études de transmutation des éléments radioactifs à vie longue dans les déchets. Les réacteurs à neutrons rapides étant les plus performants pour réaliser cette transmutation, d’importantes expériences étaient prévues dans le réacteur SUPERPHENIX. Après sa fermeture, décidée en juin 1997, le relais a été pris par PHENIX, qui a bénéficié d’importants travaux de rénovation pour mener à bien ce programme d’irradiation. Les premiers résultats sont très encourageants, avec des taux de transmutation de 90 à 95 %. L’objectif de réduire en 300 ans maximum la nocivité des déchets à vie longue à celle de l’uranium naturel semble techniquement à portée.

 

9°/ Le 21 octobre 2004       DEBAT PUBLIC SUR LE PROJET GEORGES BESSE II                                               (ENRICHISSEMENT PAR CENTRIFUGATION)

25 participants

Animé par la Commission de pilotage du débat public (cf www.debatpublic-gbesse2.org), sous la présidence de Jean-Paul Frouin, préfet de région honoraire.

IQGARHO a choisi de profiter d’une séance du débat public à Lapalud (Drôme) pour prendre connaissance de ce projet qui concerne le site du Tricastin. L’usine actuelle Georges Besse produit de l’uranium enrichi par le procédé de diffusion gazeuse, depuis plus de 25 ans. Georges Besse II utilisera le procédé de centrifugation, consommant 50 fois moins d’énergie et impliquant un stock de matières dangereuses (UF6) divisé par 1500, sans compter la fin d’un prélèvement de 26 000 000 m3 d’eau du Rhône par an.

Les aspects sociaux et économiques du projet ont aussi été abordés, ainsi que la protection contre les risques naturels et autres.

 

10°/ Le 17 novembre 2004      LA CAVE DES VIGNERONS DE CHUSCLAN : DEVELOPPEMENT                                                  DURABLE, QUALITE ET CERTIFICATION   EN VITICULTURE

                                                                                      35 participants

Animée par Claude RIVIER, président de la Cave de Chusclan et Gilles CHINIEU.

La double certification ISO 9001/2000 et NF V01-005 (Agri-Confiance :) fait de la Cave de Chusclan la première cave coopérative certifiée, de la vigne à la bouteille, dans la vallée du Rhône.

L’ISO 9001 permet d’améliorer la satisfaction des besoins des clients pour mieux les fidéliser, d’optimiser l’organisation de la cave en rationalisant les contrôles et d’augmenter la productivité.

La certification de type Agri-Confiance® (cf www.afaq.org/web/afaqinstit.nsf/volfr/seragc) selon la norme NFV 01-005 permet de démontrer la maîtrise de la qualité tout au long de la chaîne de production. Elle contribue largement à la traçabilité des produits. Elle consolide les relations entre une structure organisée de production agricole et ses producteurs en vue d'une meilleure satisfaction des clients.

Le projet d’entreprise articulé autour de quatre points principaux : le territoire, les hommes, les outils, les produits, permet, au travers de la qualification et de la certification, d’intégrer la démarche d’environnement et de développement durable.

Dès 2005, la plupart des coopérateurs devraient appliquer les méthodes de l’agriculture raisonnée.

Ce même mois, le 12, hors réunion mensuelle, une VISITE DU CHANTIER DU VIADUC DE MILLAU a passionné 35 participants, par un temps magnifique (cf www.leviaducdemillau.com).

 

11°/ Le 15 décembre 2004  DEVELOPPEMENT DURABLE ET MAITRISE GLOBALE DE L’EAU DOUCE DANS LE BASSIN MEDITERRANEEN

                                                                                          35 participants                 

Animée par Paul VIGNET de l’Association  «EAU NORD-SUD» (cf www.planbleu.org).

Les problèmes d’eau  dans le bassin Méditerranéen  sont étroitement liés à l’avenir de l’Europe au 21ème siècle. En effet, l’un des foyers les plus importants de désertification de la planète est au sud de la Méditerranée (Sahel, Sahara, Maghreb), où les fleuves côtiers sont quasi inexistants, situation aggravée par des sécheresses de plus en plus longues et fréquentes. S’y ajoutent une gestion balbutiante d’un environnement fragile, le doublement de la population en 30 ans, et une urbanisation accélérée des villes  côtières.

Il en résulte un déséquilibre grandissant entre ressources et population du Nord de l’Afrique. qui aboutira, à plus ou moins long terme, à l’une des plus grandes fractures, économique, démographique, et politique à l’échelle de notre planète, avec le risque d’une émigration massive, plus ou moins maîtrisée. 

On peut prévoir qu’en 2025 près de la moitié de la population méditerranéenne se trouvera en situation de tension ou de pénurie d'eau, par rapport aux ressources réellement mobilisables, en l'absence d'interconnexion.

Paul Vignet a présenté le projet « hydralier » : écopage d’une fraction du débit du Grand Rhône près de son embouchure, transport par baudruche géante remorquée et mise à disposition des régions méditerranéennes en situation de pénurie d’eau douce. La viabilité économique dépendra de la comparaison des coûts à ceux du dessalement.